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Près d’un tiers des Français (31 %) ont déjà vécu un burn-out, mais certaines villes dépassent largement la moyenne nationale. Selon une enquête de la plateforme Unobravo, Montpellier, Brest et Dijon concentrent des taux d’épuisement professionnel particulièrement alarmants. Pression émotionnelle, stress quotidien et manque de soutien sont pointés du doigt : retour sur les raisons qui font de ces trois villes des terrains propices au burn-out.
L’ESSENTIEL
- Montpellier, Brest et Dijon affichent un taux de burn-out supérieur à la moyenne (40 %, 23 % et 26 % respectivement) en lien avec un fort retentissement émotionnel et un soutien jugé insuffisant.
- Manque de reconnaissance, surcharge de travail et encadrement défaillant sont les principales causes identifiées à l’échelle nationale.
- Les secteurs de l’administration, de la santé et du droit sont les plus exposés.
Une pression émotionnelle omniprésente à Montpellier
À Montpellier, en tête du classement, 60 % des employés se déclarent souvent stressés et 65 % ressentent le stress de leurs collègues au quotidien. Ce « retentissement émotionnel » élevé s’accompagne d’un manque de soutien perçu par 55 % des salariés, conduisant 40 % d’entre eux à déclarer un burn-out, même si seuls 30 % plaignent un déséquilibre vie pro/vie perso.
Brest : le stress partagé comme alerte précoce
Brest arrive juste derrière avec 23 % de burn-out déjà constatés. Toutefois, 69 % des salariés y entendent régulièrement leurs collègues exprimer leur stress, un record national. Avec 46 % subissant un stress quotidien et 38 % jugeant le soutien insuffisant, la ville s’expose à un futur pic d’épuisement collectif.
Dijon : l’alerte silencieuse
À Dijon, 41 % des travailleurs se déclarent fréquemment stressés et 26 % ont déjà fait l’expérience du burn-out. Près de 40 % pointent un manque de structures de soutien et 23 % dénoncent un mauvais équilibre vie pro/vie perso. Ce cocktail « charge émotionnelle + ressources insuffisantes + communication défaillante » met en péril le bien-être des employés.
Des secteurs sous haute tension
Au niveau national, 39 % des répondants citent le manque de reconnaissance comme cause majeure de burn-out, suivi de la surcharge de travail (37 %) et d’un encadrement défaillant (33 %). Les plus exposés :
- Administration et affaires : 50 % ont déjà souffert d’un burn-out.
- Santé et services sociaux : 39 % en raison des fortes tensions émotionnelles.
- Droit : 64 % dénoncent un déficit de soutien.
Finance, comptabilité et éducation ne sont pas épargnés, montrant que l’épuisement professionnel se cache dans tous les secteurs.
Alors que Clermont-Ferrand et Nîmes respirent avec des taux de burn-out de seulement 7 % et 18 %, Montpellier, Brest et Dijon doivent agir pour mettre en place un véritable soutien psychologique et repenser l’organisation du travail. Car derrière ces chiffres se cachent des hommes et des femmes en détresse : comment votre entreprise peut-elle prévenir l’épuisement dès aujourd’hui ?