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Ashwagandha et cortisol : mythe ou allié face au stress ?

Ashwagandha et cortisol : mythe ou allié face au stress ?

Publié le 10 juillet 2025

Peut-on vraiment agir sur son stress et son taux de cortisol grâce à une plante comme l’ashwagandha ? De plus en plus populaire en France, ce complément suscite l’intérêt de nombreux actifs, parents ou sportifs à la recherche d’alternatives naturelles. Que dit la science, et que faut-il savoir avant de se lancer ? 

L’ashwagandha, c’est quoi au juste ?

À première vue, l’ashwagandha (Withania somnifera) ressemble à une racine parmi tant d’autres sur les étals de plantes. Pourtant, sa réputation traverse les siècles en médecine ayurvédique indienne où elle est surnommée “ginseng indien”. Son secret ? Ses extraits riches en withanolides, des composés étudiés pour leur potentiel à aider l’organisme à mieux gérer les périodes de stress.

Aujourd’hui, on la trouve le plus souvent sous forme de gélules standardisées. Certaines marques comme KSM-66 ou Sensoriel se sont fait un nom, justement parce qu’elles garantissent un dosage précis de ces principes actifs.

Pourquoi parle-t-on tant du cortisol ?

Le cortisol, c’est un peu “l’alarme interne” de notre corps. Produit par les glandes surrénales, il nous aide à réagir en cas de danger. Mais à la longue, si le cortisol reste élevé – à cause d’un travail exigeant, de soucis personnels ou d’un rythme effréné – il finit par peser lourd sur notre santé : fatigue, insomnies, humeur en berne, prises de poids inexpliquées… Nombreux sont ceux qui cherchent à rééquilibrer la machine, parfois en se tournant vers des solutions naturelles.

Ashwagandha et cortisol : ce que montrent les études (et ce qu’elles ne disent pas)

Dans les rayons, les promesses sont alléchantes : “Réduit le stress”, “Soutient l’équilibre hormonal”, “Favorise un sommeil réparateur”… Mais qu’en est-il réellement ? Des chercheurs se sont penchés sur la question ces dernières années.

Une étude menée en 20121 sur 64 adultes a observé une baisse du taux de cortisol salivaire de près de 27 % après deux mois de prise d’ashwagandha (extrait KSM-66, 300 mg deux fois par jour). Une méta-analyse publiée en 20212 note aussi une tendance positive pour la gestion du stress et la qualité du sommeil.

Mais attention : les résultats varient d’une personne à l’autre, tous les extraits ne se valent pas, et les études restent encore peu nombreuses avec un faible recul (moins de 3 mois, groupes réduits). Les spécialistes insistent : l’ashwagandha n’est pas une solution miracle, ni un substitut à un mode de vie sain.

Comment bien choisir son ashwagandha ? Précautions et conseils

Tous les compléments ne se valent pas. Voici quelques repères :

  • Privilégiez les extraits standardisés en withanolides (≥5 %) et les marques transparentes sur la provenance (ex : KSM-66, Sensoril).
  • Respectez la dose utilisée dans la majorité des études : entre 300 et 600 mg/jour d’extrait standardisé, en cure de 2 à 3 mois maximum.
  • Évitez la poudre brute en vrac, peu documentée scientifiquement.

La vigilance est de mise. L’ashwagandha est déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes, aux enfants, aux personnes souffrant de maladies thyroïdiennes ou auto-immunes, et en cas de prise de sédatifs ou d’antidépresseurs. Les troubles digestifs, la somnolence ou une accélération du rythme cardiaque sont des effets secondaires possibles, même s’ils restent rares.

Avant de commencer, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien, surtout si vous prenez déjà un traitement ou en cas de problème de santé chronique. Il vaut mieux prévenir que guérir.

Ashwagandha, sommeil, anxiété : ce que l’on sait, ce qui reste à prouver

Certains utilisateurs rapportent une meilleure gestion de l’anxiété, un sommeil plus profond, ou moins de fatigue au quotidien. Les études scientifiques abondent dans ce sens, mais soulignent aussi que ces bénéfices restent modestes et variables.
Le temps d’apparition des effets dépendrait de votre état au début de votre supplémentation. Pour l’immunité, rien n’est encore solidement prouvé.

L’essentiel : L’ashwagandha peut être un coup de pouce, mais elle ne remplace pas un accompagnement global ni un avis médical.

Ashwagandha et autres plantes adaptogènes : faut-il comparer ?

L’ashwagandha n’est pas seule dans la famille des “adaptogènes”. Rhodiola, ginseng, maca… ont aussi leurs partisans et leurs études, souvent dans des contextes différents. Là encore, chaque organisme réagit à sa façon, et aucune solution n’est universelle.

Une plante à envisager, jamais à banaliser

L’ashwagandha séduit par son potentiel à soutenir la gestion du stress et à accompagner ceux qui veulent retrouver un équilibre. Les preuves s’accumulent, mais ne suffisent pas à en faire un remède à tout. C’est un outil, parfois utile, souvent complémentaire, à intégrer avec bon sens dans une démarche de santé globale.
Le plus important ? Rester informé, s’entourer de conseils professionnels, et privilégier la qualité sur la quantité.

Pour aller plus loin…

Vous hésitez à tester l’ashwagandha ou un autre complément naturel ? Parlez-en à votre pharmacien ou à votre médecin traitant, qui saura vous orienter selon votre situation.
Envie d’en savoir plus sur la gestion naturelle du stress ? Vous trouverez sur notre site des ressources, des interviews de professionnels et des comparatifs produits régulièrement mis à jour.

À savoir : L’ashwagandha est un complément alimentaire, pas un médicament. Son usage doit rester ponctuel et toujours encadré par des conseils professionnels, surtout si vous suivez déjà un traitement.

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